Restitution de l’atelier: « Décharge publique: le ballet » par Abdoulaye Barry, photographe Tchadien

Restitution de l’atelier: « Décharge publique: le ballet » par Abdoulaye Barry, photographe Tchadien

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Décharge publique du quartier Talangaï, à Brazzaville

Décharge publique du quartier Talangaï, à Brazzaville

DÉCHARGE PUBLIQUE | LE BALLET
Les décharges publiques causent de sérieux problèmes environnementaux dans les pays en voie de développement. La plupart des ces pays n’ont pas une vraie politique en matière de recyclage des déchets et des ordures, ce qui favorise la dégradation et la pollution de l’environnement, exposant ainsi les populations aux multiples maladies.
Certains pays essayent tant bien que mal de sensibiliser les populations aux risques de pollution en mettant un accent sur la protection de l’ environnement, mais face à certains contextes sociaux, culturels, ou politiques, les messages diffusés ne sont pas toujours bien perçus par la population.
De passage à Brazzaville, j’ai pu prendre conscience que la situation était similaire à celle de mon pays. Les services d’hygiène et de salubrité ont mis en place des politiques qui ne sont malheureusement pas bien structurées. Ainsi on continue à voir des dépôts d’ordures en plein air dans certains quartiers, ainsi que dans de nombreux marchés. Sur les bords du fleuve Congo, on trouve d’énormes décharges sur lesquelles on peut apercevoir au loin des silhouettes d’enfants déambulant sur des amas d’ordures.
Dans ce ballet triste et interminable où se succèdent tour à tour l’homme, l’animal et les déchets, la nature pourra t -elle reprendre ses droits ?

Abdoulaye Barry
Brazzaville, février 2011

Portrait

Je m’appelle Abdoulaye Barry et je suis né à N’djamena, au Tchad le 12 mars 1980.
Après avoir pendant plusieurs années couvert des cérémonies de mariage et tiré le portrait de nouveaux-nés comme de défunts, j’ai bénéficié d’un premier stage de photographie en 2006 au CCF de N’djamena. Cet atelier m’a permis de bénéficier de l’expérience du photographe Bruno Boudjelal. J’ai alors entamé une première série sur le thème des enfants de la rue. Certaines des oeuvres de cette série ont fait l’objet d’une exposition à la biennale de Bamako en 2009 où j’ai gagné le prix du jury.
La photographie, qui n’était au départ qu’un «gagne vie» est aujourd’hui devenue plus qu’un métier, plus qu’une passion. Il m’a toujours été difficile de décrire la réalité avec des mots… mon zoom, mes images et ce qu’elles expriment m’en exemptent… je ne juge pas, je laisse juste les gens juger.

Abdoulaye Barry